Vos solutions globales en automatisme et gestion d'énergie

27
mars
2017

L'usine du futur : pour aujourd'hui ou pour demain ?

Par Matthieu Bourgain, Expert en Maîtrise de l’Energie, chez Automatique & Industrie

L’usine du futur est aujourd'hui un sujet au cœur des préoccupations du paysage industriel français. Mais ce concept peut être perçu de manière très différente selon la sensibilité de chacun. Dès lors, plusieurs idées reçues restent à combattre pour franchir le pas en toute sérénité !

Quelle place pour l’Homme au sein de l’usine connectée ?

Automatisation, robotique, cobotique, intelligence artificielle, digitalisation… sont autant de sujets qui provoquent la méfiance de nombreux salariés qui craignent de se voir « remplacés » par des machines ! Au contraire, la génération « geek » y voit plutôt une opportunité d’améliorer ses conditions de travail en s’affranchissant des tâches répétitives sans haute valeur ajoutée.
Sans rentrer dans les différents débats, il ne faut pas oublier que l’un des objectifs majeurs de l’usine du futur est d’enrichir le tissu industriel de la France face à la concurrence des pays dit émergents, en plaçant l’homme au cœur de l’usine. L’ambition n’est donc pas de supprimer des emplois mais bien de mettre à disposition tous les moyens possibles pour une montée en puissance des collaborateurs dans leurs fonctions. Cette évolution répondra ainsi aux nouvelles contraintes du marché qui passe d’une logique « produit » à une logique « d’usage », en imposant aux entreprises de faire preuve de flexibilité et de créativité. Pour cela, il est indispensable d’accompagner le changement et de mettre en place les plans de formation adaptés aux équipes concernées.


L’usine du futur, risquée ou pas ?

Afin de pouvoir faire preuve d’agilité et de réactivité pour répondre aux évolutions du marché, l’usine du futur est une usine connectée. Des flux de données vont donc circuler entre les sites, les collaborateurs, les outils de production... Cette mutation des architectures est une source d’inquiétude pour les entreprises et tend à freiner la mise en œuvre de projets. Les industriels ont pris l’habitude de travailler en local pensant ainsi mieux protéger leurs données. Les politiques d’entreprises interdisent, à tort, les solutions cloud ou les réseaux de communication sans fils quitte à se priver de services à forte valeur ajoutée alors que leurs réseaux industriels existant ne sont généralement pas dimensionnés pour gérer un grand volume de données (Big Data). Les industriels vont devoir apprendre à faire confiance et monter en compétence en termes de
cybersécurité !


C’est quand le futur ?

Pour certains, l’usine du futur désigne les perspectives d’une industrie lointaine construite à partir de technologies qui ne sont pas matures aujourd’hui. Même si l’usine du futur compte bien laisser sa place aux innovations technologiques, il faut prendre conscience qu’elle a déjà commencé !
En effet, l’usine du futur c’est aussi se réapproprier des technologies éprouvées. Par exemple, pour un système d’information, il est recommandé de migrer d’une architecture pyramidale à une organisation en réseau en mixant des techniques dites classiques et éventuellement des solutions nouvelles (IoT, Cloud…). Piloter les consommations d’énergie des équipements s’inscrit également dans la démarche car n’oublions pas que l’usine du futur est éco-responsable. Attention donc au terme futur qui peut prêter à confusion ! Nos voisins européens ont d’ailleurs lancé des démarches similaires sous des noms beaucoup plus appropriés et moins ambigus : Manufacturing 4.0 pour l’Allemagne, High Value Manufacturing pour la Grande Bretagne….
Si pour les grandes entreprises une dynamique est déjà en place, notamment sous l’impulsion du Lean Manufacturing, chaque entité doit dessiner son propre chemin selon son niveau de maturité et ses ambitions. Mais pour s’assurer que les entreprises françaises ne ratent pas le virage de cette révolution industrielle, notamment les PME, différents dispositifs d’aide voient le jour. L’alliance Industrie du Futur, relayée en région, permet d’ailleurs à des PME et ETI d’être accompagnées par des experts pour mettre en œuvre des plans de modernisation des sites, de quoi entrer dans le futur dès à présent !

Source :

La Tribune  : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-usine-du-futur-pour-aujourd-hui-ou-pour-demain-661862.html 

Publié le 14/03/2017 À 15H21

23
octobre
2016

Les usines sont vulnérables aux cyberattaques

Par Yves-Gaël Billet, Expert systèmes connectés chez Automatique & Industrie.

L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Informations (ANSSII) estime qu’un système industriel est un système d'information qui a la particularité d'engendrer des actions physiques. Vu sous cet angle, cela semble évident qu’un système industriel soit vulnérable aux mêmes attaques et nécessite la même attention en termes de sécurité informatique !

Revenons d’abord sur la signification du terme "cybersécurité" dont le sens peut paraître inapproprié dans le cadre d’un système industriel… D’une part, le terme "sécurité" fait référence à une protection contre des risques induits par des actes involontaires, d’autre part, la notion de sureté implique des actes malveillants. Pourtant, appliquer la cybersécurité à un système industriel n'est pas dénué de sens puisqu'il s’agit finalement de traiter le risque de défaillance du processus suite à un incident dont l'origine provient des technologies de l'information.

Les systèmes industriels aussi vulnérables que les systèmes d'information

L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Informations (ANSSI) rappelle dans une de ses publications qu’un système industriel est une forme de système d'information avec la particularité de pouvoir engendrer des actions physiques. Les systèmes industriels utilisent les mêmes technologies que les systèmes d'information classiques : services web, systèmes d'exploitation sous Windows... Et ils rencontrent aussi les mêmes besoins : échange d'information avec des systèmes d'information tiers et accès distant au système.

Vu sous cet angle, cela semble finalement évident qu’un système industriel soit vulnérable aux mêmes attaques et nécessite la même attention en termes de sécurité informatique !

 Tous les opérateurs de systèmes industriels sont-ils concernés ?

D'un point de vue réglementaire, cela ne concerne que les opérateurs d'importance vitale1 (OIV). En effet, la loi de programmation militaire du 18 décembre 2013 a introduit des dispositions relatives à la sécurité des systèmes industriels de ces derniers. Ils ont pour obligation de sécuriser leurs systèmes.

Cependant, cela ne signifie pas pour autant que les autres opérateurs ne doivent pas se sentir concernés. Même si le niveau de risque et les menaces sont différents, amorcer une démarche de cybersécurité s’avère fondamental dans la nouvelle ère de l'usine connectée, où les voies de communication évoluent au sein des systèmes industriels : solutions sur Ethernet, télémaintenance, Manufacturing Execution Systems (MES).

Comment initier la démarche de sécurisation du système industriel ?

La première étape pour fiabiliser l’exploitation et la maintenance du système industriel consiste davantage en un "simple entretien" qu'à la cybersécurité en tant que tel. L’objectif est de comprendre le fonctionnement du système industriel aussi bien d’un point de vue de l'infrastructure que de l'organisationnel, à travers la création ou la mise à jour de cartographies et inventaires qui présenteraient le système industriel sous différents points de vue : physique, logique et applicatif.

La mise en place de commutateurs administrables sur le réseau Ethernet peut être un excellent point de départ. Ce type d'équipement apporte des outils indispensables pour le diagnostic et le suivi du réseau, ainsi que les fonctions de sécurité.

Sensibiliser les automaticiens à l'informatique et à la cybersécurité

Pour être optimisée, la démarche de sécurisation du système industriel doit s’accompagner d’une formation en informatique et réseau ainsi qu’une sensibilisation à la cybersécurité, adaptée à l’environnement industriel, afin que les équipes informatique et automatisme parlent le même langage. En effet, les automaticiens ont une culture très éloignée des informaticiens et bien qu’ils partagent certains objectifs communs, leurs contraintes sont très différentes. Par exemple, les priorités du système d'information sont différentes : confidentialité pour les informaticiens et disponibilité pour les automaticiens.

Dès lors, une démarche de sécurisation globale peut être envisagée. Une analyse de risque permet de fournir les mesures techniques et organisationnelles à mettre en place et de définir les objectifs, le planning et l'organisation, ainsi que la gestion des intervenants. Tout cela permettra la mise en sécurisation du système. Bref, la cybersécurité des systèmes industriels n’est pas un mythe, mais bien une réalité à prendre en compte à l’heure de l’usine connectée !

 1 OIV : organisation identifiée par l'État comme ayant des activités indispensables ou dangereuses pour la population

Source :

L'Usine Nouvelle: http://www.usinenouvelle.com/article/tribune-les-usines-sont-vulnerables-aux-cyberattaques.N453387

Hassan Meddah Technologies de l'information

Publié le 22/10/2016 À 15H00

21
juillet
2016

Loi NOME : une opportunité plus qu'une contrainte pour les industriels

Loi NOME : une opportunité plus qu'une contrainte pour les industriels

Par Matthieu Bourgain, expert en maîtrise de l'énergie chez Automatique & Industrie

"Depuis le 1er janvier 2016, l’ère des contrats d’électricité historiques en tarif vert et jaune est révolue ! Cette mutation du marché français a pris du temps mais les résultats sont encourageants même s’il reste encore du chemin à parcourir. La fin des Tarifs Règlementés de Vente (TRV) : un virage difficile…


La fin des TRV de l’électricité n’a pas été vue d’un très bon œil par les entreprises concernées, qui ont dû quitter le confort de leur contrat historique. Passer en offre de marché demande un travail conséquent : prévoir les consommations, constituer un dossier d’appel d’offre, comparer les propositions des différents fournisseurs dans un délai extrêmement court, etc.
Cette nouvelle démarche, en plus d’être chronophage, représente un enjeu important pour la compétitivité des entreprises. Selon les secteurs d’activité la facture d’énergie peut représenter jusqu’à 58,5% de la valeur ajoutée (source : CEREN 2014, d’après INSEE et Comptes nationaux annuels). Les acheteurs se voient donc endosser une lourde responsabilité sous peine de pénaliser leur société.…mais une baisse des factures à la clef…C’est d’abord la conjoncture qui a permis aux consommateurs de faire de belles économies. En 2015, le coût de l’électricité sur le marché de gros était bas, passant sous le prix de l’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (42 €/MWh) fin 2014, pour arriver autour de 36 €/MWh fin 2015.


Souscrire une offre de marché a donc permis aux entreprises de réduire leur coût du kWh. Mais les économies ne se sont pas arrêtées là ! Les retours d’expérience ont montré que l’application de la loi NOME a poussé les industriels à remettre en question leur démarche. On a ainsi vu de nombreux exemples d’entreprises, qui n’avaient pas remis en cause leur puissance souscrite depuis plusieurs années, gagner jusqu’à 20% de leur facture en souscrivant la bonne puissance. De nouvelles offres et de nouveaux outils ont d’ailleurs vu le jour sur le marché pour permettre aux acheteurs de négocier au
mieux leur contrat.…et des économies d’énergie La fin des TRV a également été bénéfique à la transition énergétique. Sur de nombreux sites industriels, une synergie s’est créée entre les acheteurs et les responsables énergie afin de mieux maîtriser leur profil de consommation et préparer ainsi leur capacité d’effacement. De plus, les fournisseurs d’énergie se livrent à une guerre des services pour tirer leur épingle du jeu : audit énergétique, certificats d’économies d’énergie, plan de comptage…Encore 30% de retardataires ! Malgré l’obligation de l’application de la loi NOME au 31 décembre 2015, la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) estime qu’encore 145 000 sites sur 468 000 concernés ne sont pas passés sur une offre de marché, malgré un message largement diffusé à la fois par les fournisseurs et différents relais institutionnels type CCI. En attendant, ces sociétés, souvent de taille moyenne, bénéficient d’un contrat transitoire à un prix défavorable et s’exposent à un risque de coupure d’électricité à partir de juin 2016.

Une solution à envisager pour leur permettre de rentrer dans le rang, serait la création d’un groupement d’entreprises afin de minimiser la charge de travail ainsi que les risques.
Les entreprises ont entre leurs mains une réelle opportunité, il ne leur reste plus qu’à la saisir !"

Alliancy le mag, le 20 juillet 2016

 

16
juillet
2014

Outils de gestion de l'énergie : comment choisir une solution

Le management de l’énergie ou plus exactement la gestion de « l’actif énergie » est devenu un véritable enjeu dans le milieu industriel. Mieux gérer son énergie permet d’être plus compétitif, de répondre aux obligations financières et réglementaires ainsi qu’aux contraintes environnementales.

Pour cela, les entreprises doivent se doter de nouvelles compétences et utiliser les nouveaux outils dont un Système d’Information de Gestion Energétique (SIGE). C’est-à-dire un système qui va du capteur à l’outil logiciel de gestion énergétique, pour fournir des informations pertinentes pour piloter au plus près l’usage de l’énergie.

Lire l'article :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/matthieu-bourgain-solution-gestion-energie-industrie-22711.php4

29
avril
2014

L'efficacité énergétique : un nouvel enjeu dans l'industrie

Longtemps, les problématiques d’économies d’énergie ont porté essentiellement sur le bâtiment (BBC…) et les transports (véhicule à faible consommation…). Ce phénomène est en train de s’étendre dans nos usines dans la mesure où les industriels prennent conscience que la maîtrise de l’énergie est un véritable atout concurrentiel, notamment dans un contexte économique moins favorable.

Il n’est plus question de considérer l’énergie comme étant toujours disponible et représentant une charge fixe du bilan comptable dont le montant n’est jamais remis en question. Face à la hausse du prix de l’énergie, le durcissement de la réglementation, la protection de l’environnement… l’énergie devient une matière première supplémentaire à gérer et un centre de frais qu’il ne faut plus subir, mais maîtriser !

Il y a de moins en moins de place pour des actions d’économies d’énergie ponctuelles qui ne sont pas inscrites dans une stratégie de performance à long terme. L’efficacité énergétique doit s’articuler dans une démarche structurée qui s’appuie sur trois leviers : La réduction des gaspillages – L’optimisation de l’existant – Les nouvelles technologies.

Lire l'article :

http://www.journaldunet.com/economie/expert/55888/l-efficacite-energetique---un-nouvel-enjeu-dans-l-industrie.shtml

01
avril
2014

Energie plus - Des économies là où ne les attendaient pas

Les plans de comptage ont pour objectif de guider les entreprises pour réaliser des économies d'énergie. Petit aperçu de la diversité des pistes d'amélioration au travers de trois exemples de plan de comptage menés dans la pharmacie, l'agro-alimentaire et l'industrie légère.

"Grâce à ces diverses solutions, les économies d'énergie ont été de 3% en 2012 et de 4% en 2013, ce qui représente plus d'une centaine de millers d'euro."

Lire l'article

01
avril
2014

Energie actu - Maîtrise de l'énergie : une clé pour la compétitivité des industries

Une fois les salaires payés, la facture énergétique est souvent la deuxième plus grosse dépense des entreprises et industries. Savoir comment elles consomment et de quelles manières elles peuvent économiser sur ce poste « compressible » est devenu un enjeu d’avenir et de durabilité.

« Tous nos clients doivent faire face et avancer avec des marges limites, beaucoup d’équipementiers automobiles par exemple. En jouant sur la gestion de l’énergie, les économies réalisées peuvent donc libérer ces marges et se faire ressentir sur les prix. Gagner entre 10 et 20% sur la facture d’énergie, c’est vraiment un gain de compétitivité à la sortie. Et si on pense à long terme, c’est un outil pour maintenir de l’emploi en France ». Pascal Mioche, président AI.

Lire l'article